Critique de « Koi No Yokan » de deftones

Là où l’album « Saturdays Night wirst » affichait une nette rupture avec les anciens albums de Deftones, « Diamond eyes » Nous avait apporté un peu plus de nuances. L’album « Koi no yokan » s’inscrit dans cette continuité. Titre qui signifie les sentiments que l’on éprouve aux balbutiements de l’amour. Je reconnais bien là le lyrisme de Chino Moreno. Ca commence plutôt bien.

« Swerve city » Première chanson, le ton est donné ! Gros riff de guitare, puis vient le chant mélodique. Il faut s’y habituer, deftones n’est plus le groupe énervé des années 90. Il faut dire que depuis « Saturday night wirst » je préfère écouter leur nouvelles compositions tout en réserve pour ne pas être déçu.

Puis « Romantic dreams », deuxième chanson. Du classique, sans surprise. De belles lignes de guitare, de belles mélodies. Rien qui révolutionne la discographie du groupe jusque là.

Et vient « Leather ». La pureté de deftones ! Cette chanson résonne comme un souffle épique. Lorsqu’on est fan de deftones on ne peut pas passer à côté d’une chanson aussi grandiose. On y retrouve tout ce qui caractérise deftones: la mélancolie, la mélodie, la brutalité des riffs de guitare et la beauté enivrante du chant de Chino Moreno. Sortie en téléchargement gratuit sous forme de single, je l’ai écouté en boucle en croisant les doigts que le reste de l’album serait de la même graine…

…Et puis non. Le reste de l’album se fait discret. Alliant des moments énergiques à des moments de repos. Ressemblant presque à du progressif, voir de l’expérimental avec des plages d’ambiances atmosphériques. Se seraient ils perdu en route ? J’ai toujours cette impression depuis quelques années qu’il y’a des divergences au sein des membres. Un Chino Moreno voulant du rock alternatif, Stephen Carpenter du death métal, Abe Cunningham s’en foutant royale et le nouveau bassiste qui doit avoir du mal à s’imposer dans ce contexte de remplacement à duré indéterminé… Mais tout çà reste évidement une scène de mon imagination.

Au rang des points positifs, je trouve que Chino Moreno à vraiment travaillé sa voix comme jamais. Affrontant les hautes notes sans accroc. En espérant qu’il puisse retranscrire ce constat en live, qui n’est clairement pas son fort, faute à un défaut d’échauffement (à mon humble avis). Et même si l’inspiration n’est pas se qui caractérise cet album, les chansons sont tout de même belles et homogène dans l’ensemble.

Depuis « Saturdays Night Wrist » on sent une certaine maturité dans leurs compositions. Je pense que la comparaison avec les albums de leur jeunesse n’est plus à faire. Nous avons affaire à un groupe qui a grandit, mûri et donc leur musique s’en ressent, il faut les juger tel quel.

Au final si il fallait donner un avis final, pour les fans de la première heure comme moi ce n’est peut-être pas du grand deftones mais ça reste un très bon album, homogène, avec de belles mélodies. Mention spéciale à « Leather » qui est sublime et est devenu une incontournable de la discographie de deftones.

PREVIEW de KOI NO YOKAN

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